______

Yohan DUMAS
Avenue des Azalées, 47
1030 Schaerbeek
Belgique

28/09/1991
Yohan.dumas@hotmail.fr
Tel : +32486850120


Solo Exhibition
2016 - Worse Trade Center - WTC -Brussels
2015 - Atelier Cézanne - Nouveaux Regards - Aix-en-Provence.
2014 - God is fat - Mimar Sinan Güzel Sanatlar Üniversitesi - Istanbul.
2013 - Fenêtre sur cours - ESAAX - Aix-en-Provence



Collective Exhibition

2017
- Danse du vide - Cinema Gallerie - Stellar Swamp - Brussels**
2016
- La fourmilière - La Compagnie - Marseille.
- Parcours de l’art - Hotel Forbin - Maison Jean-Vilard - Avignon
- Rdv des Bricologues - Villa Arson - Nice.

2015
- FRAC PACA - Rencontres d’Averroès - Labofiction - Marseilles.
- Gamerz Festival - Aix-en-Provence.
- Nouveaux Regards - Pavillon Vendome - Aix-en-Provence.
- =cr&ei=GXSaVaOMN8rrUrjYvNgP#newwindow=1&safe=off&q, La companie, curated by Paul Emmanuel Odin - Marseilles.
- Futurlandskape, Library of Alexandria, Labofiction curated by François Legault & Guillaume Stagnaro - Alexandria, Egypt.
- Roots, KOUAK, ESAAX - Aix-en-Provence.
- Réussir, s’évanouir, devenir un souvenir - ESAAX - Aix-en-Provence

2014
- Archist internationnal, Cités Hétérotopiques, Art-cade, curated by Jean-Paul Thibeau & Rémy Rivoire - Marseilles.
- À la recherche de L’ours - ESAAX, curated by Marine Pages - Aix-en-Provence.
- Artefada - Yes We Camp - Marseilles.
- Summercamp - Labofiction, Atelier Cézanne - Aix-en-Provence.
- Fouzitou, ESAAX - Aix-en-Provence.

2013
- Green House - Fondation Vasarely - Aix-en-Provence.
- Trocade - MK2 - Marseilles.
- Point de Bascule - Sozoup, Marseilles.

Curriculum and holdings
2016
- Atelier avec les enfants sur la notions de la cabane - Petit parcours -Avignon.

2015
- Research residency at 3bisf - public & patient workshop - Aix-en-Provence
- Futurlandscape, video workshop Labofiction - Fenoun Guemile - Alexandria, Egypt.
- Body & space, traking video workshop, dance, Tomek Jarolim et Maxime Grallet - Aix-en-Provence.
- Traineeship at Pavillon Noir, Marcos Morau & Rachid Ouramdane - Aix en Provence.
- Contemporary dance & vocal practice workshop with Maxime Grallet - Aix-en-Provence.

2014
- Walkskape, video workshop LaboFiction - Fenoun Guemile - Alexandria, Egypt.
- Art & Social Workshop, Jean-Paul Tibault & Remy Rivoire, CASA (HAS) - Avignon.

2013
- Draw workshop, Benjamin Hochart, ESAAX - Aix-en-Provence.
- Recording and editing for the snow bike speed world record of Éric Baron - Les Arcs 2000.
- Sound for «le chuchotement des cailloux», théatre Antoine Vitez - Aix en Provence.
- Volunteering for the concert hall Les Passagers du Zinc. Communication - Avignon.

2012
- Intership to the MIAM (International museum of modest arts) with Sylvette Ardoineau - Sète.





Studies

2015 - DNSEP (MFA) with mention of jury at the Academy of Fine Art of Aix-en-Provence (ESAAX).






Né à Avignon, Diplomé de l’École supèrieure d’art d’Aix-en-Provence en 2015. Vit et travail à Bruxelles.



Dans l’ignorance et la déroute, quand soudain Yohan découvre le monde de l’art et sa grandeur. Travaillant d’abords chez Dexia, c’est la sérendipité qui s’empare de lui un jour de printemps où faire des crédits à taux variables devenait une activité plus has-been que faire des ready-mades. Éprid des flux et des contrastes qui l’entoure, il décide de se pencher sur l’origine du monde, enfin juste un peu après; l’enfance. Guerre, poélitique, flux marchant, humain, financier, maritime de- viennent à travers la mémoire de la société et les expériences individuelles la goute qui fait débor- der le vaste.
Vidéo, installation, dessin et récupération sont très vite des choses qui lui rendent la vie plus inté- réssente que l’art. Malgré tout satire partout comme dans un ouech terne.
C’est en voulant mettre le veau d’or de boue que la poule aux oeufs dort pas beaucoup.
En 2015 il essaie d’apprivoiser un chat qui miaule sur le bord de la route; sans succès. Apprivoi- ser la technique de traitement d’un sujet en fonction des besoins esthétiques et théoriques qu’ils nécessitent est en fait bien plus simple.
Là depuis que vous lisez il y a eu un peu plus de 30 millions de transactions financières éffectuées avec votre argent par des ordinateurs qui ne se soucient ni du futur ni de vous.
Comme une savoureuse cuillère de nuttela qui pèse dans votre estomac, une vision légère de la gravité des choses, une dialectique par l’humour noir, une petite blague qui s’appelle l’humanité, on n’a pas fini d’en rire ni d’en pleurer.

"Picsou Magazine"






In my process of work is by means of improvisation and protocols I try to find new forms and aesthetics, (based on themes of cinematographic image, childhood and spontaneity).
These notions - improvisation and protocols - become techniques that structures my approach of spatial and contextual questions.
In a longer term these notions allow me to have an artistic practice that becomes nomad, to travel and to develop possibilities of work in a some environment that I’m not used to.
Starting with drawing and video as my principal medium, I try now to develop my practice through different medium like those of electromechanics, installation, or new media as many languages to open my work and cooperate with some people.

The question of image is central in my work. To be more precise I question the malleability of picture: though deforming and modifying pictures, the way we still recognize them because we saw it since we are child.
The memories; or how can we access to something far away from us, external to our world, our life, through a photograph, a video, an illustration. Facing what humanity memorizes? What are the influences of all those information in front of a single existance, that is itself already full of experiences.

Therefore, I’m interested in the humans as an individual and his childhood.
Furthermore I’m interested in images given by mass media - advertisements, pictures in the information’s war, shock of numbers. I’m trying to play with all those contrasts and find the limits of malleability of image.
For example Slogo (10’, loop screening, 2015) report brand’s logos, badly drawn, shown in overflow with almost neutral catchword.
Collect things, image, object and de-contextualize to reduce the essence, the meaning, is a means to show contradiction and similitude between two point of view or context. It’s getting like ready made in a nihilistic vision.

«Art is what makes life more interesting than art»

  • Robert Filliou
    In a way I’m just giving to observe some things and image, to find contrast or open frame around. To be surprise is the first step for me to surprise spectators.









Par le biais de l’improvisation et de la sérendipité, de la répétition j’étudie et observe différents contrastes qui constituent le monde, l’humanité et l’homme en tant qu’individu. Cela s’exprime plus précisément par l’étude des flux d’images, d’hommes, de marchandises, d’argent et d’idées. Comment ils se mallétbilisent à travers les contrastes sociétaire, les avancées technologiques, l’enfance.
Je parle de poélitique quand au traitement de tout cela, comme une vision légère de la gravité des choses, une dialectique par l’humour noir, une petite blague qui s’appelle l’humanité ou on n’a pas fini d’en rire ni d’en pleurer.
La mémoire; comment l’homme en tant qu’individu apprend de tout ça. Comme une oie qu’on gave que reste il dans le foie gras? L’humanité a une mémoire. Quelle est l’influence de ces images face à une seule existence, elle-même remplit d’expérience.

Collecter des choses, images, objets, et les décontextualiser de leur essence, leur sens, pour montrer leur contradiction et leurs similitudes entre deux points de vue, ou contexte. Cela devient presque du readymade dans une vision nihiliste, néanmoins optimiste de l’homme en tant qu’individu.
C’est par des médiums divers tels que l’électromécanique, le dessin, la vidéo et l’installation que s’expriment ces dynamiques créatives. J’essaie d’apprivoiser la technique de traitement d’un sujet en fonction des besoins esthétiques et théoriques que je pense qu’il nécessite.

«L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art.» - Robert Filliou

En un sens, je donne juste à observer les choses et des images. Pour y trouver des contrastes, ou ouvrir de nouvelles visions. Être surpris est à mon sens le premier pas pour surprendre les autres.





Tu vois tant de choses.
Tu vois tant de choses autour de toi que tu ne sais plus quoi en faire.
T’as des images qui défilent devant les yeux, tout
le temps. Tant que t’as des yeux, y'en a qui passent. Tellement, que tu ne peux
pas les stocker dans ta mémoire.
Peut-être qu’ailleurs, ils voient autre chose. Qui sait.
Peut-être qu’ailleurs, la réalité est terrible. Peut-être qu’elle est drôle.
Même la nuit, quand tu dors, t’as des images.
Tu rêves et t’as des images.
Et si t’as l’impression d’avoir tout vu, y'en a qui en trouvent de nouvelles pour toi.
Parce que l’image, elle vaut des sous. Beaucoup. T’as pas l’impression comme ça,
mais oui. Mais tu n’as pas besoin de penser à ça. Tu as juste à regarder.
En tous cas, j’me suis dit que j’allais en parler.
Enfin je sais pas, en parler c’est compliqué, alors j’essaie de
faire ça autrement. Je cherche. Je fais des images. J’improvise.
J’improvise parce que le
mode d’emploi, on l’a perdu sur la route. Et ouais. Et puis parce que tu trouves
des choses. Tu lances un dé. Et il te donne un chiffre.
Ça me plaît le hasard. T’es surpris.
Et si t’es surpris, c’est déjà un bon départ pour que les autres le
soient aussi. Tu joues sur de l’anticipation en fait, alors ça devient une technique.
J’aime bien l’idée que tout ça c’est relatif. Le monde. C’est toujours noir ou
blanc ou gris en même temps, comme un petit chat mignon. Mais quand il
se fait écraser par un trente trois tonnes, plus personne ne le trouve mignon.
Pourtant c’est toujours un petit chat, on le voit juste sous un autre angle. Alors,
à un moment donné, tu poses cette relativité. T’essaies de l’attraper, et tu la fais
exploser. T’attrapes deux trois images que tu croises un matin et tu les colles
ensemble. Tu les mets côte à côte parce qu’elles s’opposent et qu’en même
temps, elles sont semblables.
Des fois, t’as l’impression que le monde a les pieds dans la merde et qu’elle durcit.
Les doigts dans le nez, tu la sens encore. On te vend du parfum divertissement.
Et puis ça passe. Mieux vaut en rigoler.
Mieux vaut en rigoler, sinon tu pleures. Mais aujourd’hui, c’est la
fête à la grenouille, on croit et on saute de partout, on se jette a l’eau, et quand
on touche le fond, on attrape un truc, et là paf, à la lumière du jour ça prend
toute sa splendeur.
Tu vois ça peut être la fête pour un rien. Alors j’accumule. Tous ces trucs vaseux
que tu sors du fond de quelque part. Tu prends deux trucs côte à
côte et tu regardes. T’observes. Ce truc qui était
au fond, tu le regardes à l’air libre. Tu le trouves beau mais tu sais d’ou il vient.
Tu vois, je crois déjà qu’il y a beaucoup de contrastes autour de nous. Si tu navigues
entre plusieurs mondes, tu t’en rends compte.




About the notion of improvisation (in french) ; Le Titre.





«À 9630 km à l’ouest de Fukushima se trouve la ville d’Ivrea au nord de l’Italie, où le
roi Arduin a été détrôné par Henry II d’Allemagne en 1004. De là viendra le nom
de la carte électronique Arduino créé par cinq amis : en 2005, cela révolutionne
l’électronique et le DIY (Do It Yourself) et permettra à Yohan Dumas de faire
le robot sur lequel il a mis une caméra. Ce tripode programmé suit un chemin au
sol : comme une petite locomotive, « tchoutchou ». Et en direct, on voit sur un
écran le paysage capté. Un drôle de paysage d’enfance où une myriade de jouets
en plastique, des petits personnages bariolés, dessinent un territoire pop où Superman
côtoie Tintin, avec d’autres super-héros, des militaires et des pompiers ; il y a des mises en scène dont celle de la Vierge Marie et des astronautes qui trouvent
un petit chien rose. Le cinéma était mouvement de translation, il est devenu
circulation sinueuse qui sautille dans une sorte de parc d’attractions miniature
(mais si les figurines sont minuscules, elles peuplent le sol d’une immense pièce).
Il y a une gouaillerie capricieuse qui est toujours en train de danser dans l’univers
de Yohan. Et c’est en s’amusant que Yohan pénètre l’un des ressorts de la culture
Youtube. Lorsque Youtube a été créé en 2005, le cinéma mourait encore pour la
énième fois. Pauvre cinéma, il n’aura cessé de subir des affronts, avec l’arrivée du
parlant, la télévision, le numérique, internet… Dans le Fire Challenge (Défi du Feu)
auquel Yohan s’intéresse, il est question d’un phénomène qui arrive en masse chez
des jeunes, et cela, par youtube : c’est à celui qui épatera la galerie en se versant
de l’essence sur le ventre pour s’enflammer… L’épate vire au morbide, car il y a
des loupés, des mômes qui n’arrivent pas à éteindre le feu, il y aura beaucoup
de séquelles, des accidents graves. Au milieu du lot de vidéos que Yohan monte
ensemble, on est fasciné, avec une certaine peur devant la rigueur religieuse et ce
vers quoi elle amène, par le moine bouddhiste imperturbable : on est alors bien
au-delà des sordides tentatives des gamins, car il reste stoïque en s’immolant purement
et simplement. Je vis, je brûle, je touche le nirvana, je disparais en fumée !
Ou encore la vidéo de celui qui semble se badigeonner le ventre d’essence, mais
qui, reposant le flacon, nous balance aussitôt : « non, mais vous croyiez vraiment
que j’allais faire cette connerie, vous me prenez pour qui ? » et de s’adresser à
la jeune génération pour les prévenir de ces comportements stupides, grégaires
et dangereux. Retour frêle du bon-sens, dont le caractère simple, sain, semble si
fragile face à l’immense perversion de sexe et de violence dont internet se nourrit.
Les artistes peuvent-ils s’enfermer dans une posture orthodoxe, normalisante, qui
va reconduire la morale ordinaire ? Peuvent-ils seulement, au risque du cynisme,
être un peu pervers, dévier, faire feu de tout bois, sans restriction, et jouer sans nous
donner eux-mêmes des solutions ou des préceptes ? Plutôt que de s’immerger
dans l’excès et la démesure, Yohan glisse sur le trouble (déclinant trois variétés
très différentes d’une même action : le phénomène lui-même chez les jeunes - le
geste mystique dans sa pureté - la réaction morale et critique).» Paul-Emmanuel Odin








/Wordpress/ /Vimeo/ /Facebook/





Sound

/Sportch/ /Ina Leech/ /Funk Free World Record/